Alors nous allons voir dans la Parole de Dieu ce que le Seigneur nous dit à propos du divorce et à propos du remariage. Aux Etats-Unis et au Canada, le taux de divorce est maintenant aussi élevé chez les chrétiens que chez les non chrétiens. Et ça, c'est vraiment le signe que nous sommes dans la fin des temps et que l'esprit du monde a réussi à pénétrer pleinement dans l'église. Et dans de nombreuses églises des Etats-Unis, les deux tiers de la congrégation est composée de couples qui ont au moins divorcé une fois, si ce n'est pas deux ou trois. Et ce ne sont pas les exceptions. Dans les exemples que nous pouvons connaître autour de nous, nous regardons effectivement que le nombre de divorces chez les chrétiens tend à augmenter de plus en plus. Alors je rappelle que dans le plan parfait du Seigneur, un mariage, une fois qu'il est décidé et qu'il est conclu, c'est pour toute la vie. Voilà ce que Dieu désire dans son plan parfait, voilà ce qu'il veut pour l'homme et pour la femme. Et c'est la raison pour laquelle, je le répète, il est tellement important de bien réfléchir avant de se marier. Et je parle à des chrétiens, donc des chrétiens qui ont compris qu'ils ne peuvent se marier qu'avec des chrétiens et qu'ils ne peuvent fonder leur foyer que sur la Parole du Seigneur. Mais même dans ce cas-là, il faut bien réfléchir, il faut en faire un sujet de prière sérieux. Dans la Parole du Seigneur, une fois qu'un mariage est décidé, pour le Seigneur, il n'y a que la mort qui doit briser cette alliance.
Dans Romains7/1à3 : « Ignorez-vous, frères, car je parle à des gens qui connaissent la loi (la loi de Dieu), que la loi exerce son pouvoir sur l'homme aussi longtemps qu'il vit ? Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il est vivant. Mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d'un autre homme, elle sera appelée adultère. Mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu'elle n'est point adultère en devenant la femme d'un autre ».
Je ne crois pas qu'il faut dire ici : "Ah, mais ça, c'était la loi de l'Ancien Testament, ce n'est plus pour nous, chrétiens". Vous savez que dans l'Ancien Testament, il y a une multitude de principes spirituels qui montrent ce qu'il y a dans le c½ur de Dieu, dans sa volonté pour nous. Ce qui a changé par rapport à l'Ancien Testament, c'est tout ce qui était purification du péché, sacrifices pour le péché, tous les rites cérémoniels etc., mais les principes spirituels des commandements de Dieu, de ce que Dieu a dans le c½ur pour nous, ces principes spirituels, demeurent. D'ailleurs, Jésus les reprend dans le sermon sur la montagne. Il vous a été dit : "Tu feras ceci et cela, mais moi, je vous dis...", et il va encore plus loin. Donc, là, le Seigneur dit que dans sa pensée, une femme mariée est liée à son mari tant qu'il est vivant. Et ils sont mariés parce qu'ils se sont engagés, parce qu'ils ont eu des relations entre eux sur tous les plans. Et seule, la mort peut les séparer.
Dans 1 Corinthiens 7/39, l'apôtre Paul reprend exactement la même idée en disant : « Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant. Mais si le mari meurt, elle est libre de se marier à qui elle veut, seulement que ce soit dans le Seigneur », c'est-à-dire avec un chrétien et selon la volonté de Dieu. « Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant. Mais si le mari meurt, elle est libre de se marier à qui elle veut ».
Il ne cite aucune autre exception. Il ne dit pas : "Je mets à part tel ou tel cas particulier". Une femme est liée simplement par le fait qu'elle est mariée à son mari, elle est liée toute sa vie. Donc, pour le Seigneur, l'adultère, ce n'est pas simplement le fait d'avoir des relations sexuelles avec une autre femme que son épouse ou un autre homme que son mari, mais pour le Seigneur, l'adultère, c'est aussi la séparation d'un couple qui existait et le remariage de l'un des conjoints. Il faut que ceci, mes bien-aimés, soit très clair dans votre esprit.
Regardons ce que dit Jésus. Nous allons lire systématiquement tous les passages dans la bouche du Seigneur Jésus où il parle de cela. Dans Matthieu 5/31 : « Que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce ».
Ça, c'était l'Ancien Testament, la loi. « Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d'infidélité, l'expose à devenir adultère et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère ».
Le Seigneur introduit ici une possibilité de séparation entre le mari et la femme pour une seule raison, l'adultère de la femme. Et je pense qu'on ne tord pas la Parole de Dieu pour dire qu'il s'agit de même pour l'homme. Je ne pense pas que l'homme ait un privilège spécial, il s'agit de l'adultère d'un des conjoints. Mais là, le Seigneur présente l'exemple de la femme puisqu'on lui pose la question sur la répudiation de la femme. Donc, le Seigneur admet la possibilité d'une séparation pour une seule raison, l'infidélité du conjoint. C'est un droit, une possibilité, mais le Seigneur ne dit pas qu'il faut toujours se saisir de ce droit. Il donne simplement la possibilité de le faire pour cause d'adultère. Mais cela ne règle pas le problème du remariage.
Le Seigneur ne dit pas là que celui qui a répudié sa femme adultère peut se remarier librement. Il ne le dit pas .
Il dit simplement : « Je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d'infidélité, l'expose à devenir adultère ».
Adultère pourquoi ? Parce qu'elle risque de se remarier, donc de commettre l'adultère, doublement, à ce moment-là ; « et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère ». Si on isole simplement ce verset de tout le reste de la Parole de Dieu, on pourrait bâtir toute une théologie pour dire : "Vous voyez bien que le Seigneur permet le remariage dans le cas de l'adultère du partenaire". Moi, je ne vois pas cela et ceci est en contradiction avec le reste de l'enseignement de la Parole de Dieu et notamment ces passages que nous venons de lire et qui concernent la femme en général et non pas la femme adultère en particulier.
Lisons un peu plus loin, dans Matthieu 19/3 : « Les pharisiens l'abordèrent et dirent pour l'éprouver : Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ? »
Voilà la question qui est posée, la question, c'était : Est-ce qu'il est permis de répudier pour un motif quelconque ?
« Il répondit : N'avez-vous pas lu que le créateur au commencement fit l'homme et la femme et qu'il dit : C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme et tous deux deviendront une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux mais ils sont une seule chair. Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier ? Il leur répondit : C'est à cause de la dureté de votre c½ur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; au commencement, il n'en était pas ainsi, mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre commet un adultère et celui qui épousera celle qui a été répudiée commet aussi un adultère ». "
Celui qui épousera celle qui a été répudiée" ! Il n'ajoute pas : sauf pour infidélité. Il dit simplement : "Celui qui épousera une femme répudiée (divorcée) commet aussi un adultère".
Tout ce qui arrive est permis par Dieu, mais tout ce qui arrive ne traduit pas nécessairement le désir profond du c½ur de Dieu, la volonté parfaite du Seigneur. Et c'est cette volonté-là parfaite qui nous intéresse en tant que chrétiens. Nous ne voulons pas du deuxième ou du troisième plan, nous voulons le plan parfait du Seigneur. Une fois que les dégâts ont pu être faits, il faut revenir au Seigneur pour demander sa miséricorde, pour qu'il puisse réparer ce qui peut être réparé. Mais avant d'avoir commis le moindre dégât, nous avons intérêt à savoir ce qu'il y a dans le c½ur de Dieu comme volonté parfaite pour nous, pour que nous puissions vraiment le glorifier et que nous puissions être vraiment heureux sur la terre.
Et un peu plus loin, il dit au verset 10 : « Ses disciples lui dirent : Si telle est la condition de l'homme à l'égard de la femme, il n'est pas avantageux de se marier. Il leur répondit : Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné, car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère, il y en a qui le sont devenus par les hommes et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes à cause du royaume des cieux ».
Vous voyez que ce passage-là vient tout de suite après le passage précédent, où on posait la question à Jésus de la possibilité de répudier sa femme et Jésus enchaîne en disant que celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre commet un adultère. Et aussitôt il ajoute : "Celui qui se rend eunuque pour le royaume de Dieu". Ça veut dire celui qui accepte de rester célibataire, dans le cas qu'il vient de signaler, pour le service du Seigneur. Donc, le Seigneur autorise la séparation pour cause d'infidélité. Mais dans la pensée parfaite du Seigneur, ce qu'il désire, c'est que les deux qui se sont séparés soit se réunissent à nouveau et se réconcilient, soit qu'ils restent sans se remarier. Qu'ils se rendent eunuques eux-mêmes pour le service du Seigneur. On ne peut pas faire n'importe quoi et même si le Seigneur permet certaines choses à cause de la dureté du c½ur, il faut aussi savoir supporter les conséquences de nos actions.
Nous allons lire d'autres passages pour voir et explorer encore ce thème. Dans Marc 10/2 : « Les pharisiens l'abordèrent et pour l'éprouver, ils lui demandèrent s'il est permis à un homme de répudier sa femme. Il répondit : Que vous a prescrit Moïse ? Moïse, dirent-ils, a permis d'écrire une lettre de divorce et de répudier. Et Jésus leur dit : C'est à cause de la dureté de votre c½ur que Moïse vous a donné ce précepte. Mais au commencement de la création, Dieu fit l'homme et la femme. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme et les deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a joint. Lorsqu'ils furent dans la maison, les disciples l'interrogèrent encore là-dessus. Il leur dit : Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre commet un adultère à son égard ».
Là, il ne met pas l'exception : "pour cause d'infidélité", mais il insiste simplement sur le fait de répudier sa femme et d'en épouser une autre. Et il ajoute : "Et si une femme quitte son mari (il ne dit pas une femme adultère), si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère". Si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère". Et moi, je dirais aussi : "Si un homme quitte sa femme et en épouse une autre, il commet un adultère". Et il n'y a aucune exception indiquée là par le Seigneur. Il dit simplement : quitter et épouser, voilà l'adultère. Quitter simplement pour cause d'adultère d'un des partenaires, c'est permis. Mais quitter sa femme pour une raison quelconque et en épouser une autre, c'est là l'adultère. Parce que la femme est liée à son mari, quel qu'il soit, toute sa vie durant, par la décision du mariage. C'est la loi de Dieu.
Dans Luc 16/18 : « Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et quiconque épouse une femme répudiée (ou divorcée) par son mari, commet un adultère ».
Là, le Seigneur ne glisse pas l'exception d'infidélité, il n'a pas besoin de le faire parce qu'il sait dans son c½ur que l'adultère, c'est le fait de quitter sa femme et d'en épouser une autre. L'adultère, c'est quitter son mari et en épouser un autre. Il n'a pas besoin de mettre ici : pour cause d'infidélité. Le fait de quitter sa femme pour un motif quelconque, c'est permis si elle est infidèle, mais quitter sa femme pour un motif quelconque et en plus en épouser une autre, là, c'est l'adultère. Vous comprenez bien la différence ? Cela veut dire tout simplement que dans la pensée du Seigneur, il autorise, mais malgré lui, contre le désir de son c½ur, la séparation, mais il demande aux deux partenaires de rester seuls.
Maintenant, on va regarder en détail 1 Corinthiens 7 parce que là, il y a beaucoup d'enseignements sur ce plan. Alors regardons 1 Corinthiens 7, et on voit apparaître la pensée du Seigneur dans tout ce chapitre. Au verset 8 : « A ceux qui ne sont pas mariés (célibataires) et aux veuves, je dis qu'il est bon de rester comme moi (c'est-à-dire célibataire. Il est bon ; il n'en fait pas un ordre, bien sûr, mais il est bon) ; s'ils manquent de continence, qu'ils se marient ».
Remarquez bien que dans les deux catégories qu'il indique, il ne parle pas des divorcés pour une raison ou une autre, y compris pour cause d'infidélité. Il ne parle que de deux catégories de personnes : les célibataires et les veufs. "Il est bon qu'ils restent célibataires, dit-il, mais s'ils manquent de continence, qu'ils se marient". Il n'est pas parlé des divorcés dans ce passage. Maintenant, verset 10 : « A ceux qui sont mariés, j'ordonne, non pas moi, mais le Seigneur (remarquez bien que c'est un ordre du Seigneur : J'ordonne, non pas moi, mais le Seigneur) que la femme ne se sépare pas de son mari. Si elle est séparée, qu'elle demeure sans se marier (sans se remarier, bien sûr) ou qu'elle se réconcilie avec son mari et que le mari ne répudie point sa femme ».
Ecoutez, mes frères et s½urs bien-aimés, en face d'une telle clarté de la Parole de Dieu, je n'arrive pas à comprendre la position qui est prise par tellement d'églises, de chrétiens, de conducteurs, en ce qui concerne l'autorisation du remariage. Et je relis devant vous ce passage : « A ceux qui sont mariés, j'ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare pas de son mari. Si elle est séparée ... » Donc, lui aussi, qui connaît la pensée de Dieu, admet la possibilité d'une séparation, notamment en cas d'infidélité. On ne peut pas obliger quelqu'un qui est infidèle à rester au foyer, c'est évident, mais l'ordre du Seigneur s'adresse à l'autre qui est fidèle. « ... Si elle est séparée, qu'elle demeure sans se marier ou qu'elle se réconcilie avec son mari ». Et personnellement, j'aurais tendance à en dire autant pour le mari. Je ne vois aucune raison spirituelle pourquoi le mari, lui, aurait la permission du Seigneur de se remarier et pas la femme.

